Un défilé réunissait différentes formes d’expression
Le carnaval de samba et de masques de Brême ne peut pas s’expliquer par le seul mot samba. À Brême, le défilé des groupes de samba et d’échassiers, de la place du marché au quartier Ostertor, en était le point culminant. Le théâtre masqué, le théâtre de rue et l’acrobatie enrichissaient la fête d’autres formes d’expression. Le bal masqué s’y ajoutait le soir. Musique, personnages en mouvement et fête collective se côtoyaient ainsi.
Un défilé se distingue fondamentalement d’un spectacle dans une salle réservée aux spectateurs : les artistes continuent de se déplacer, et le public les voit depuis des distances et des angles de vue différents. Les gestes amples et les silhouettes bien reconnaissables peuvent donc avoir un effet particulièrement marquant. Les échasses modifient en outre les proportions visibles du corps. Cela explique leur effet comme moyen d’expression, sans pour autant prétendre décrire des chorégraphies propres à Brême.
Le groupe joue également un rôle important. Les musiciens et les artistes peuvent s’appuyer sur des impulsions rythmiques communes sans exécuter les mêmes pas. L’article sur le cercle de danse et l’ensemble folklorique explique en quoi la danse collective diffère du travail en ensemble. Pour ce retour sur le passé, l’essentiel est que le carnaval était une fête publique réunissant plusieurs formes artistiques, et non une technique de danse particulière ni une offre de cours.



